LA E-FORMATION

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4 juillet 2001

La première condition de réussite du processus d’apprentissage n’est pas l’enseignement, mais plutôt l’engagement de l’apprenant.

Suffit-il de parler pour enseigner et d’écouter pour apprendre?
Dès l’école primaire, on nous a dit : « Écoute donc! ».
Oui, on apprend en écoutant,
mais on apprend aussi en voyant, en lisant sur un sujet, en manipulant des objets, en travaillant en équipe, en observant, en discutant, en questionnant, en résolvant des problèmes, en jouant.

Si nous savons bien que les méthodes d’apprentissage traditionnelles, généralement sous forme de séances de formation structurée, ne produisent pas des résultats optimaux, nous devons aussi prendre conscience du fait que ces traditions et méthodes bien ancrées constituent un important obstacle au changement

Les freins au changement
En effet, la plupart des formateurs, des gestionnaires et des employeurs sont très à l’aise avec le modèle de formation traditionnel.
Bien que les professionnels de la formation et les participants soient peut-être intuitivement conscients d’une grande partie des lacunes de ces méthodes, ce sont les seules qu’ils connaissent bien.
Et plus ils sont à l’aise avec ces méthodes, moins ils veulent les changer.

La e-formation sans ce contexte d’échanges, de mutualisation, d’espaces collaboratifs, de forums… perd beaucoup de son efficacité

L’approche collaborative aide à la motivation
Bien que l’approche collaborative en mode réseau soit perçue comme une technique éducative appropriée pour les cours en formation à distance, son utilisation, comme nous l’avons observé, pose parfois des problèmes.
La collaboration en mode réseau ou en situation face-à-face est un procédé pédagogique qui ne va pas de soi, il doit être appris et il doit faire sa place pour être reconnu comme tel dans l’esprit des gestionnaires ou DRH.

Au niveau des bienfaits associés à l’approche collaborative, les chercheurs soulèvent la démocratisation des échanges, le développement d’une communauté d’apprenants virtuels, la motivation qui ressort de cet appui, et la socialisation

Intenet permet d’interagir directement avec des individus, des groupes, des organismes, etc. que ce soit dans un but commercial, ludique ou autre, et ceci sans égard aux contraintes sociales ou physiques.

Cette dimension seule aide à comprendre l’immense attrait qu’exerce l’Internet .
Internet, loin d’être un univers froid et déshumanisé est un véritable  » moteur de rapprochement « , une zone d’échange très investie, un voisinage délocalisé et pourtant fondateur de rapports sociaux.

Internet permet d’expérimenter de nouvelles formes d’entraide communautaire .

Les groupes d’entraide virtuelle fonctionnent fondamentalement de la même façon et offrent les mêmes activités que les groupes d’entraide en face à face

L’essentiel prédomine : la communication et le soutien. Cette réappropriation des pratiques d’entraide par les usagers est peut-être l’un des aspects les plus intéressants de ces communautés virtuelles

Les avantages de l’entraide virtuelle:
a) la possibilité de communiquer avec des personnes vivant des problèmes similaires, au-delà des limites géographiques et sociales habituelles;
b) la possibilité de communiquer de façon synchrone ou asynchrone, au gré de la disponibilité, des goûts et des besoins de chacun;
c) l’étiolement des  » marqueurs de séparation sociale  »
d) la possibilité qu’a la personne d’être aidée mais aussi de jouer un rôle valorisant de personne aidante dans le contexte d’entraide.

C’est un ingrédient important pour que la e-formation soit une réussite,
alors à quand une étude qui prenne en compte ce critère ou une étude s’attachant à trouver où sont les freins par rapport à cette pratique au niveau des entreprises.