Archives pour novembre, 2001

L’économie du partage

l’économie du partage

Lien: http://www.transfert.net/a7815

27 novembre 2001

le sénateur Trégouet s’exprime

La netéconomie » n´est pas l´économie
du gratuit mais l´économie du partage : c´est là que se trouve l´enjeu de l´avenir
.

Avec Internet, le pouvoir va changer de mains
Le sénateur du Rhône, René Trégouët, est un fervent défenseur de l’Internet depuis que le réseau a entamé son aventure en France. Pour lui, pour que cela bouge,il faudrait une révolution générationnelle : que la jeunesse prenne le pouvoir…

Quel a été, selon vous, le signal de la chute des dotcoms ?

En Europe, ce signal fut sans conteste l’attribution (totalement déraisonnable) des fréquences UMTS par vente aux enchères à Londres. L’Europe est alors entrée dans un processus qui la mettra à genoux, si ses principaux gouvernements et les majors des télécoms ne reconnaissent pas, rapidement, qu’ils se sont trompés en choisissant cette voie qui a endetté de 2 000 milliards de francs l’un des secteurs essentiels pour l’avenir et ce pour une technologie qui ne fonctionnera pas avant cinq ans…

Croyez-vous toujours autant à Internet ?

Demanderiez-vous à quelqu’un si l’écriture, le livre ou le téléphone sont nécessaires à l’avenir de l’humanité ?

Croyez-vous au commerce en ligne ? Croyez-vous à l’avenir du Web non-marchand ?

Le commerce en ligne sera le commerce de l’avenir à partir du moment où il s’appuiera sur des modèles économiques crédibles. Les champs de progression sont immenses et nous ne pouvons pas encore imaginer comment ce monde nouveau va changer notre vie. Le Web non-marchand est co-substantiel d’Internet comme le conte et la conversation le sont de la veillée. Mais là, au lieu que le théâtre d’expression soit le coin de cheminée ou la place publique, l’agora potentielle prend la dimension, à terme, de l’ensemble de l’humanité.

Croyez-vous toujours dans ce qu’on a appelé la « netéconomie » ?

Bien sûr, si nous savons que le gratuit n’a pas de sens pour acquérir ou utiliser des choses matérielles ou immatérielles de valeur. Soyons très nombreux à comprendre qu’il est préférable que nous soyons un million à accepter de donner 1 franc pour bénéficier d’un objet ou d’une œuvre plutôt que de constater qu’un seul individu peut bénéficier de cet objet exceptionnel parce que lui a la possibilité de le payer 1 million de francs. La « netéconomie » n’est pas l’économie du gratuit mais l’économie du partage : c’est là que se trouve l’enjeu de l’avenir.

Quelles vont être, selon vous, les futures grandes échéances, et que vont-elles apporter ?

Ces grandes échéances ne sont encore inscrites sur aucun calendrier car elles ne sont ni politiques ni économiques, comme beaucoup le pensent mais essentiellement culturelles. Tout basculera le jour où, dans les principaux pays de notre monde, la jeunesse ayant la même approche de l’avenir s’associera pour prendre les commandes. En effet, les hommes actuellement au pouvoir dans les principales démocraties n’ont pas encore pris conscience que la véritable révolution de notre temps n’est ni technologique, ni financière, ni économique mais bien culturelle. Pour la première fois dans l’histoire de l’homme, ce ne sont pas les hommes au pouvoir qui s’emparent les premiers de l’outil qui va changer le destin de notre planète mais bien la jeunesse et souvent même les plus jeunes de cette nouvelle génération. Il est stupéfiant de constater la cécité qui frappe les responsables actuels : il ne faudra pas qu’ils soient surpris quand, dans quelques (courtes) années, une nouvelle génération leur demandera de s’effacer. Il est devenu très « chic » de parler d’Internet mais, quand on va un peu plus loin, on est frappé par le nombre ridicule de responsables qui font l’effort de se servir tous les jours de ce nouvel outil. Accepterions-nous d’être dirigé par un ministre ou un patron qui ne saurait pas lire et écrire ?

 

Commentaires fermés sur L’économie du partage La suite

TIC

TIC

Lien:http://espaces.onlineformapro.com/espaces/commun/lettre/lettreinfo/Qedito/Q17_11_2001_1.asp

14 novembre 2001

NOUVELLES AVENUES D’ENSEIGNEMENT AVEC LA TECHNOLOGIE
Pour intégrer les TIC dans l’enseignement et l’apprentissage primaire – secondaire – collégial – universitaire –
La Courbe d’apprentissage une vision essentielle pour l’enseignant-e

 

Il y a quatre siècles, l’imprimerie a permis la diffusion des livres et a créé les écoles, comme La courbe d’apprentissage le répète souvent. Mais tout cela a eu des échos culturels.
Les États-Unis se sont développés au même moment grâce au protestantisme, à l’individualisme, à la performance personnelle. Or, on oublie souvent que ce sont là des traits proposés et entretenus par le livre et l’alphabétisation publique, d’une part, par les écoles et les universités, d’autre part.

Au tournant du millénaire, les technologies de l’information et de la communication s’apprêtent aussi à laisser des traces dans la culture et l’éducation. Nul ne peut dire s’il va y avoir de nouvelles religions, de nouvelles tribus (village global de McLuhan), de nouvelles réalités comme les micro-mondes et les réalités virtuelles, de nouvelles sociétés libérées et post-syndicales qui ne vont pas travailler comme des machines. Mais il est assez certain que de nouvelles approches technico-éducatives vont apparaître.L’apprentissage en coopération, l’intelligence partagée et l’apprentissage par résolution de problèmes en seraient les premiers témoins (Roblyer, Edwards, Havriluk, 1997). Concrètement, on a d’abord connu l’audiovisuel. Maintenant, les systèmes multimédias interactifs se multiplient. Mais ce surplus de mouvement, d’images et de sons et de mises en scènes arbitraires va-t-il susciter la réflexion et l’apprentissage en général? Quels vont être les gains? Quels vont être les pertes de valeurs en termes éducatifs? Il ne suffit pas que cela soit intéressant; le ludo-éducatif a ses limites et ses avantages.

Pour décrire ces nouvelles approches, il faut se rappeler que les médias jouent un rôle culturel et social important. La classe classique était basée sur la parole du professeur, les manuels scolaires et les cahiers d’exercices ou de devoirs. La classe technologique comprend de plus des ordinateurs ou terminaux et des liens d’information et de communication. Cela favorise des modes d’enseignement basés sur l’informatique où les petits groupes peuvent se livrer à des activités d’apprentissage coopératif. Or des équipes peuvent résoudre des problèmes plus complexes que des individus placés, sans liens ni interactions, les uns à côté des autres. De vastes bases de données en textes, en images et en sons vont être sollicitées et élaborées à cet effet (Village Prologue, Modelisa, CSILE en sont des exemples), ce qui va entraîner le second trait, celui de l’intelligence partagée.

Depuis plusieurs années, on répète facilement qu’il y a plus de connaissances dans deux têtes que dans une. C’est ce principe que l’intelligence partagée ou distribuée valorise. La différence avec les têtes d’autrefois, c’est que maintenant l’intelligence n’est plus considérée comme quelque chose qui réside seulement dans la tête. Des ressources accessibles, des agents humains qui se complètent, des outils de visualisation, de conservation et de représentation, tout cela contribuant à accomplir une tâche pédagogique ou sociale, s’appelle l’intelligence partagée ou l’expertise.

Si l’éducation ne repose plus exclusivement sur la tête bien remplie mais plutôt sur la capacité de raisonner sur des situations problématiques, de résoudre des problèmes complexes de la vie ordinaire, alors des connaissances de bases comme les mathématiques personnelles ne suffisent plus. Il faut y ajouter des approches supportées par les technologies, les médias et les communications auxquelles les enseignants vont avoir recours.

Extrait de :
Pour intégrer les TIC dans l’enseignement primaire, secondaire, collégial et universitaire

 

Commentaires fermés sur TIC La suite

  • novembre 2001
    L M M J V S D
    « Juil   Déc »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  
  • Archives

  • Copyright © 1999-2011 . Tous droits réservés.