TIC

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14 novembre 2001

NOUVELLES AVENUES D’ENSEIGNEMENT AVEC LA TECHNOLOGIE
Pour intégrer les TIC dans l’enseignement et l’apprentissage primaire – secondaire – collégial – universitaire –
La Courbe d’apprentissage une vision essentielle pour l’enseignant-e

 

Il y a quatre siècles, l’imprimerie a permis la diffusion des livres et a créé les écoles, comme La courbe d’apprentissage le répète souvent. Mais tout cela a eu des échos culturels.
Les États-Unis se sont développés au même moment grâce au protestantisme, à l’individualisme, à la performance personnelle. Or, on oublie souvent que ce sont là des traits proposés et entretenus par le livre et l’alphabétisation publique, d’une part, par les écoles et les universités, d’autre part.

Au tournant du millénaire, les technologies de l’information et de la communication s’apprêtent aussi à laisser des traces dans la culture et l’éducation. Nul ne peut dire s’il va y avoir de nouvelles religions, de nouvelles tribus (village global de McLuhan), de nouvelles réalités comme les micro-mondes et les réalités virtuelles, de nouvelles sociétés libérées et post-syndicales qui ne vont pas travailler comme des machines. Mais il est assez certain que de nouvelles approches technico-éducatives vont apparaître.L’apprentissage en coopération, l’intelligence partagée et l’apprentissage par résolution de problèmes en seraient les premiers témoins (Roblyer, Edwards, Havriluk, 1997). Concrètement, on a d’abord connu l’audiovisuel. Maintenant, les systèmes multimédias interactifs se multiplient. Mais ce surplus de mouvement, d’images et de sons et de mises en scènes arbitraires va-t-il susciter la réflexion et l’apprentissage en général? Quels vont être les gains? Quels vont être les pertes de valeurs en termes éducatifs? Il ne suffit pas que cela soit intéressant; le ludo-éducatif a ses limites et ses avantages.

Pour décrire ces nouvelles approches, il faut se rappeler que les médias jouent un rôle culturel et social important. La classe classique était basée sur la parole du professeur, les manuels scolaires et les cahiers d’exercices ou de devoirs. La classe technologique comprend de plus des ordinateurs ou terminaux et des liens d’information et de communication. Cela favorise des modes d’enseignement basés sur l’informatique où les petits groupes peuvent se livrer à des activités d’apprentissage coopératif. Or des équipes peuvent résoudre des problèmes plus complexes que des individus placés, sans liens ni interactions, les uns à côté des autres. De vastes bases de données en textes, en images et en sons vont être sollicitées et élaborées à cet effet (Village Prologue, Modelisa, CSILE en sont des exemples), ce qui va entraîner le second trait, celui de l’intelligence partagée.

Depuis plusieurs années, on répète facilement qu’il y a plus de connaissances dans deux têtes que dans une. C’est ce principe que l’intelligence partagée ou distribuée valorise. La différence avec les têtes d’autrefois, c’est que maintenant l’intelligence n’est plus considérée comme quelque chose qui réside seulement dans la tête. Des ressources accessibles, des agents humains qui se complètent, des outils de visualisation, de conservation et de représentation, tout cela contribuant à accomplir une tâche pédagogique ou sociale, s’appelle l’intelligence partagée ou l’expertise.

Si l’éducation ne repose plus exclusivement sur la tête bien remplie mais plutôt sur la capacité de raisonner sur des situations problématiques, de résoudre des problèmes complexes de la vie ordinaire, alors des connaissances de bases comme les mathématiques personnelles ne suffisent plus. Il faut y ajouter des approches supportées par les technologies, les médias et les communications auxquelles les enseignants vont avoir recours.

Extrait de :
Pour intégrer les TIC dans l’enseignement primaire, secondaire, collégial et universitaire