CEGOS ELEARNING les raisons d’un échec

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6 janvier 2003

Cegos-e-learning : les »autres » raisons d’un échec

Pour passer d’un système fondé sur la transmission de savoir à un système fondé sur l’apprentissage et la création de connaissances, il faut consentir des efforts importants.

Recycler des enseignants et formateurs, modifier les habitudes et mentalités très enracinées, investir dans les créations de contenus axés sur l’apprenant.

Les freins au développement de formations ouvertes et à distance en France sont désormais bien connus de l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle : l’inadaptation de certaines dispositions réglementaires, l’incapacité financière d’une grande majorité d’organismes de formation à investir de manière suffisante, le niveau de compétences dans ce domaine des personnels travaillant dans le secteur, la difficulté à faire émerger des projets fédérateurs au niveau national et au niveau des régions, seuls susceptibles de mobilier efficacement les ressources et compétences disponibles.

La France ne dispose pas d’un système fédérateur pour la formation ouverte et à distance.

Il manque le ou les cadres permettant de structurer ces partenariats, de donner une direction et une visibilité globales, à l’échelle nationale, aux différentes initiatives, qui fasse sens pour les acteurs, qu’il s’agisse des professionnels de la formation ou des apprenants.
Un tel cadre devrait permettre de fixer des objectifs s’inscrivant dans une perspective d’accessibilité accrue de la formation, de donner à tous, professionnels de la formation et apprenants, une image lisible de ces nouvelles modalités de formation et de relayer un certain nombre d’initiatives

Les formes classiques d’enseignement et de formation ont vécu.
L’organisation canonique basée sur les fameuses trois unités (de lieu, de temps, d’action) éclate en une combinatoire de situations d’apprentissage.

Les modalités de formation sont totalement à repenser. Mais qui peut innover aujourd’hui ?

Il convient de chercher à conjuguer la flexibilité (individualisation, personnalisation, juste ce qu’il faut, juste à temps…), son ouverture (élargir l’accès au plus grand nombre) , l’articulation avec la situation de travail, les contraintes de lieu…

La eformation touche toutes les dimensions de la formation: pédagogique, technologique et économique. Elle ne peut être réellement productive qu’en prenant en compte ces 3 dimensions.

– La eformation bouleverse le rôle respectif des acteurs à l’intérieur du sytème et leur modes d’intervention.

– La formation tout au long de la vie conduit nécessairement à un changement de représentation, du travail, de l’entreprise, du savoir et de la compétence.

– Pour la production de contenus et de ressources pédagogiques, la constitution de partenariat et d’alliances s’impose entre les organismes de formation .

La production de ressources pédagogiques et de contenus de formation de qualité est une révolution dans le modèle économique.
La production de contenus passe par un changement d’échelle.
Cette production fait appel à de nouveaux métiers. Elle requiert des professionnels nouveaux, la formation de professionnels actuels, des investissements financiers importants.
Il faut viser l’interopérabilité des outils, la normalisation des produits, éviter des développements dispersés hermétiques les uns aux autres.

C’est peut être tout cela que la Cegos elearning a oublié et particulièrement lorsqu’elle traitait les entreprises se lançant dans l’innovation « d’apprentis sorciers »
N’aurait-il pas mieux valu réfléchir ensemble, nouer des partenariats et avoir enfin une véritable solution française d’eformation ?

La e-formation est en marche…., les 23 780 apprenants d’Onlineformapro en sont la meilleure preuve.
Souhaitons que 2003 permette l’explosion de véritables partenariats au service d’une véritable e-formation française.

Michèle Guerrin


La CE adopte une proposition de programme sur l’utilisation des TIC pour améliorer la qualité et l’accès à l’éducation et à la formation en ligne


Une enquête AOL révèle les attentes des Français à l’égard de l’Internet et de l’enseignement scolaire dans l’avenir. AOL et Louis Harris se sont renseignés auprès des internautes sur le rôle de l’Internet dans l’école de demain. Les résultats de l’enquête montrent que le Web devrait occuper une place fondamentale sur les bancs scolaires dans le futur.

Pour 48,5% des personnes sondées, l’école de demain serait « sans livres » : cartables électroniques et bibliothèques en ligne remplaceraient livres et manuels. « On était déjà passé du cartable traditionnel en cuir au cartable à roulettes, aujourd’hui, c’est le cartable électronique qui est plébiscité », affirme AOL.

L’école « at home »
Par ailleurs, 31,5% pensent que des professeurs étrangers pourraient intervenir en traduction simultanée, 13,21% que les cours se feraient en visioconférences, mais seulement 6,79% croient que les cours pourraient être commandés, téléchargés et suivis à domicile. De même, l’école de demain devrait intégrer de nouvelles matières, dont l’apprentissage d’Internet (26,89%).

Pour 45% des sondés, l’Internet apporterait à l’enseignement scolaire surtout des outils de recherche et d’information plus complets et rapides, en plus d’une ouverture sur le monde et sur les autres cultures (28%) et un enseignement plus en phase avec les évolutions techniques de la société (17%).

Enfin, 92% des Français jugent prioritaire le développement de l’équipement informatique dans les écoles pour favoriser l’accès de la population à Internet, 72% préconisent l’enseignement d’Internet à l’école dès le primaire, et 86% des parents sont favorables à l’intégration de l’achat d’un ordinateur à la bourse de rentrée scolaire.