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Quelques extraits…

Quelles consignes dois-je appliquer à un texte ?

  • Il doit être le plus court possible et comporter l’information première (énoncé, loi, équation, résultats, …). L’information seconde (commentaires) pourra être différenciée du texte principal par la police, la couleur, ou la taille. Il est aussi possible de cacher cette information et de ne la faire apparaître qu’après une action de l’apprenant (position de la souris sur une zone sensible, clic par exemple).
  • Evitez le déplacement du texte contenant l’information lourde (texte animé déconseillé).
  • Evitez les abréviations et explicitez les acronymes lors de leur première apparition. L’apprenant n’a pas la même facilité à demander l’explication d’un sigle que lors d’un cours en présentiel.
  • Attention au temps de lecture : il équivaut en général au « nombre de mots du texte » x 1/4 seconde (exemple : 38 mots équivalent à 10 secondes de pause), cela sans aucun mouvement, commentaire sonore, apparition ou disparition de médias (écran et hauts parleurs figés). Cette pause ne prend pas en compte l’affichage du texte (fondus, …). D’où l’importance d’éviter les paragraphes imposants en taille, et de préférer l’affichage concis de l’information.
  • Il ne doit pas y avoir de redondance entre média texte écrit et texte oral (exemple : le commentaire sonore dit  » que nous voyons XXX  » et le texte explique  » qu’il s’agit de XXX « ). Attention à l’emploi de la reformulation : l’information complète doit être sous forme écrite, le commentaire sonore pouvant être utilisé pour reformuler et aider l’apprenant.

Quelles sont les activités que je peux intégrer à mon cours ?

Quelques conseils sur les activités à proposer aux apprenants pour éviter toute monotonie de l’apprentissage et créer de l’interactivité :

  • L’interactivité humaine : ce sont toutes les situations pédagogiques que l’on peut imaginer grâce à l’ordinateur et à Internet en particulier pour permettre la communication entre les humains : le courrier électronique, les transferts de fichiers, les groupes de discussions, la vidéoconférence.
  • L’interactivité homme-machine : c’est par exemple cliquer sur une image pour la voir s’animer, cocher des cases, visiter un objet virtuel comme un musée, un corps humain, de créer un lien pour se déplacer sur un site Internet, etc.
  • L’interactivité dans le scénario pédagogique : elle suggère la participation active de l’étudiant dans le cadre d’un objectif pédagogique précis : il s’agit par exemple de faire un exercice, de répondre à un questionnaire d’évaluation, faire une recherche, d’envoyer un message à un tuteur, de découvrir un contenu, etc. C’est à ce niveau qu’intervient tout le potentiel des différents médias : images, sons, animations, etc.
  • L’interactivité dans la navigation passe par des aspects comme le contrôle par l’utilisateur, l’impression qu’il a d’avoir un certain contrôle sur son apprentissage. Cela peut se traduire par la possibilité d’annuler une action, de revenir en arrière, de pouvoir sortir de votre cours, d’avoir un certain degré de liberté dans le choix du déroulement de l’action d’apprendre.
  • Le feed-back est un aspect particulier de l’interactivité. Il est efficace grâce à sa spécificité (réponse spécifique en fonction de l’apprenant, son niveau, ses actions, sa maturité, sa capacité d’autonomie), sa fréquence (réponse aussi fréquente que nécessaire en fonction du niveau d’accompagnement souhaité pour l’apprenant), et son délai de réponse (réponse immédiate ou réponse différée en fonction de la programmation de l’enseignement et de l’action). Par contre, il est préférable de ne pas donner de feed-back audio, et de favoriser le feed-back immédiat dans la plupart des cas (par exemple éviter à l’étudiant d’écrire cinq réponses à cinq questions alors qu’il a fait une erreur à la première question).