En dépit de la récession que vit l’Europe, le nombre total d’offres d’emploi à l’horizon 2020 sera de l’ordre de 80 millions, prévoit le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop) dans une note d’information de février 2010 présentée le 4 février à la conférence de la Commission européenne « Des compétences nouvelles pour des emplois nouveaux : agir immédiatement », dont 73 millions pour remplacer les travailleurs partant soit à la retraite ou ceux qui changent d’emploi.

Les perspectives de l’emploi en Europene sont pas toutes sombres. Les dernières prévisions duCedefop concernant la demande et l’offre decompétences (1) en Europe (2) à l’horizon 2020 font état d’un gain net de quelque sept millions d’emplois (créationde nouveaux emplois moins pertes d’emplois) par rapportaux chiffres actuels, et ce en dépit de la récession. À cechiffre s’ajoute le nombre d’emplois, estimé à 73 millions,qu’il sera nécessaire de créer pour remplacer lestravailleurs qui, par exemple, partent à la retraite ouchangent d’emploi. Dès lors, selon les projections pour lesdix prochaines années, le nombre total d’offres d’emploien Europe sera de l’ordre de 80 millions.

En règle générale, les récessions accélèrent les changements sectoriels. Cependant, la tendance à la tertiarisation de l’économie, au détriment du secteur primaire et des activités manufacturières de base, devrait se maintenir à des niveaux similaires à ceux d’avant la crise.

Les prévisions font état de pertes supplémentaires substantielles dans le secteur primaire, de l’ordre de quelque 2,5 millions d’emplois, tout particulièrement dans l’agriculture.
À cela il faut ajouter une perte de deux millions d’emplois prévue dans l’industrie manufacturière et la production.
Les principaux domaines de croissance de l’emploi, qui devraient gagner quelque sept millions de postes, sont les services, en particulier les services marchands.  Moins d’employés de bureau (- 1 million), plus de services comme la vente, la sécurité, la restauration et les soins (+2 millions). Pour les ouvriers et employés non qualifiés, le Cedefop prévoit une augmentation de 2 millions ; mais une perte de plus de 4 millions pour les ouvriers qualifiés.