L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui établit tous les 3 ans le classement des systèmes scolaires (PISA), a pour la première fois évalué les jeunes de 15 ans sur la résolution de problèmes concrets et complexes.

Les experts parlent ici de « capacités d’apprentissage autodirigé face à un environnement et des technologies en constante évolution ».

Les exercices tous réalisés sur ordinateur ne demandaient directement aucune compétence disciplinaire et classique. Ils faisaient appel à la logique, au bon sens, aux capacités d’analyse, à l’esprit critique… Tout ce dont on a besoin presque tous les jours dans le monde du XXIème siècle, siècle du numérique, de l’information et des technologies.

L’objectif était d’évaluer dans quelle mesure ces élèves sont capables de résoudre des problèmes dont la solution n’est pas immédiatement évidente, pour ainsi démontrer leur ouverture à la nouveauté, leur capacité à gérer l’incertitude et leur aptitude à construire un raisonnement afin d’atteindre leurs objectifs.

Voici quelques exemples de types d’exercices proposés :  établir le plan de table d’une fête, où certains invités se côtoient, d’autres pas, optimiser les réglages d’un lecteur MP3, acheter sur un distributeur des billets de train au meilleur prix, régler un thermostat ou trouver l’itinéraire le plus rapide vers une destination par exemple.

Pour tester vos compétences en résolution de problèmes

 

exemplepisa

Quels sont les résultats obtenus par nos ados ?

Avec 511 points, la France se situe à la 13ème place sur 44.

Le classement est une nouvelle fois dominé par les Asiatiques, avec un trio de tête partagé entre Singapour (562), la Corée du Sud (561) et le Japon (552), largement au-dessus de la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), établie à 500 points.

Outre le score atteint par chaque pays, il permet d’évaluer plus finement la proportion des élèves de 15 ans qui peuvent être considérés comme particulièrement bien armés pour la résolution de problèmes complexes demandant des capacités de raisonnement et de l’intuition plus que des connaissances scolaires. Cette part, qui est de 11,4% pour l’ensemble des pays de l’OCDE, est de 17,5% pour Taiwan.

classement

 

Et si les tablettes et des contenus appropriés faisaient bouger les lignes….

La tablette : un outil tactile à haute valeur cognitive qui permet à l’élève de s’exercer et de se corriger et de pratiquer la méthode « essai erreur » souvent oubliée  dans les salles de classe.

Contrairement aux TBI qui ont dû leur succès aux démonstrations magistrales qui laissaient l’enseignant chef d’orchestre et ouvraient peu la porte à l’expérimentation côté apprenant, les tablettes permettent d’entrevoir de nouvelles situations pédagogiques avec des apports non négligeables :
– Une différenciation plus facile à mettre en œuvre
– Des interactions développées entre élèves
– Un engagement dans les activités d’apprentissage renforcé
– Une dédramatisation de l’erreur accrue

Et ailleurs ?

Depuis la  rentrée scolaire 2012, la Thaïlande  a doté chaque élève d’une tablette, sur deux niveaux d’enseignement (équivalent du CP et de la sixième ). Ce sont 1,6  million d’enfants équipés et 40 000 écoles mises en réseau . Chaque tablette est équipée de logiciels pour l’enseignement des sciences, des mathématiques, de l’anglais, du Thaï et des « social studies ». Les tablettes peuvent aussi se connecter par internet en wifi à des ressources externes. Un site spécial propose gratuitement des ressources pour l’enseignement des sciences.

Le Canada (8ème) a déjà modifié ses programmes scolaires pour y inclure davantage  » les compétences du XXI ème siècle ».

N’est-ce pas cela le vrai apport de ces outils dans l’évolution des pratiques pédagogiques ?

Pour télécharger le rapport PISA.