Les éditos de la lettre

Réforme de la formation professionnelle : un miroir aux alouettes ?

Le lundi 8 juillet, Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, a transmis aux partenaires sociaux le document d’orientation (cliquez sur le lien pour en prendre connaissance) fixant les grandes lignes de la réforme de la formation professionnelle.

Un accord interprofessionnel doit être conclu début décembre en vue d’aboutir à la présentation d’un projet de loi d’ici à la fin de l’année.

S’il est sain de lancer une réforme et louable de concerter les partenaires sociaux, il est permis de douter de l’efficacité de la démarche, voire de sa sincérité.

Pourquoi ?

L’État est schizophrène : prescripteur, il réforme ; opérateur, il tergiverse…

La concertation entre partenaires sociaux ne portera que sur une petite partie des 31,5 milliards d’euros de dépenses annuelles de la formation professionnelle : les 6 milliards directement gérés par les partenaires sociaux et qui relèvent du financement obligatoire des entreprises (le fameux «0,9 %» de la masse salariale).

Les 25 et quelque autres milliards gérés par l’État et les collectivités territoriales n’entrent pas dans le périmètre de la réforme et le Gouvernement, qui conduira une concertation sur le sujet avec les régions, les syndicats et le patronat, ne s’est fixé (à lui-même) aucune feuille de route ou objectif particulier.

C’est en fait sur à peine 20% des montants dédiés à la formation professionnelle que portera cette réforme.

Dès lors, peut-on sérieusement affirmer que la démarche du Gouvernement aboutira à une réforme de la formation professionnelle ?

Les effets d’annonce ne font pas une politique digne de ce nom !

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Les MOOCs vont-ils tuer la formation à distance ?

Les cours en ligne ouverts et massifs (en anglais : massive open online course, MOOC) constituent un exemple de formation ouverte à distance. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet.

Comme toute nouveauté, ils suscitent la curiosité, voire l’engouement de certains.

Alors, effet de mode ? Veau d’or qui disparaîtra aussi vite qu’il est apparu ? Véritable révolution de la formation à distance ?


L’approche d’Onlineformapro reste pragmatique et nous considérons que la qualité pédagogique des contenus de formation, l’accompagnement des apprenants et des structures dans les processus de formations sont incontournables.

Comme beaucoup d’innovations, les MOOCs apporteront de nouveaux usages, de nouvelles perspectives.

Le MOOC panacée de la formation ? Il est raisonnablement permis d’en douter.

Dans une analyse parue sur le site Thot Cursus, Christine Vaufrey s’interroge sur les dangers que représentent les MOOCs pour la qualité de l’éducation au profit de sa distribution massive.

Pour découvrir cette brillante analyse, cliquez ici !

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Meilleurs voeux et…si j’osais exprimer le mien

Tout d’abord, je souhaite vous présenter à toutes et tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Mais que sera 2010 pour les technologies et surtout le e-learning ?
Oserai-je me lancer dans des prédictions qui risquent à coup sûr d’être rapidement contredites !
Pour ne pas perdre mes bonnes habitudes, je vais simplement dire (enfin écrire) ce que je pense et les faits et communiqués des mois à venir nous permettront de découvrir le nouveau concept marketing.

Après le rapid learning,le blended learning ,le mobil learning,le web 2.0, les learn games, les serious games… que va nous réserver 2010 ?
Certains parlent de classes virtuelles, n’auraient-ils pas oublié les annonces passées il y a quelques années ?

NON, ni les classes virtuelles, ni le blended learning, ni le rapid learning …. plus assez vendeur.
Alors, je parie sur le MultiTouch Learning…
Non, je n’ai pas dit Touche à tout pour le e-learning, j’ai simplement voulu parler d’une interface tactile qui n’apportera rien de plus aux pédagogues que nous sommes, mais qui pourrait être vendeur ou pour le moins apporter une touche de nouveauté dans un secteur qui se cherche encore et toujours et qui pour preuve de sa « non maturité » se croit chaque année obligé d’inventer un nouveau « slogan marketing » .

Plutot que prédire, je vais simplement exprimer mon souhait, pour 2010 : que
« l’apprenant devienne acteur de sa formation et que les technologies restent au service de la formation »
Cette phrase galvaudée, que l’on voit s’afficher sur chaque site, chaque plaquette et que l’on entend lors de chaque table ronde,il serait vraiment temps qu’elle devienne enfin réalité (je l’appelais déjà de mes voeux en 2000 lors du salon téléform)

Alors  en 2010, le e-learning trouverait sa raison d’être et ses lettres de noblesse…

Et le MultiTouch… on verra plus tard !!

Soundforms est une interface « MultiTouch »  pour la composition collaborative. Les formes et la taille d’objets sont utilisés comme des icônes  pour contrôler la production du son. cela permet de créer  ensemble une composition sonore.

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Les objets d’apprentissage

Les objets d’apprentissage

Lien : http://espaces.onlineformapro.com/espaces/commun/lettre/lettreinfo/Qedito/Q01_02_2005_1.asp

Février 2005

Le salon elearn expo 2005 vient de fermer ses portes, les premières réactions font état de réussite. Près de 5 000 visiteurs, 50 exposants.
Les éditeurs proposaient une offre plus élargie et le terme en vogue pour 2005 est devenu Rapid learning.

Ne partons pas à nouveau sur de fausses pistes. Le terme de Rapid laisse supposer que la création de contenus de formation en ligne est désormais rapide et derrière se cache la notion de coût : rapide et donc peu chère.

Une fois encore ne va- t-on pas berner tout le monde, du formateur au DRH et par ce faire retarder encore le développement d’une réelle e-formation de qualité.

Certes les outils auteur se développent, mais pour faciliter la tâche du formateur détenteur des contenus à transmettre et des approches pédagogiques, ils ne permettent et ne permettront pas aussi sophistiqués qu’ils soient de faire l’économie d’une véritable ingénierie pédagogique liée à ce nouveau mode d’apprentissage.
En clair scénariser un contenu et transformer 15 lignes de texte en une animation facilitant l’acquisition d’un concept demande du temps et cela aucun outil auteur n’est capable de le réaliser.

Pour passer d’un système fondé sur la transmission de savoir à un système fondé sur l’apprentissage et la création de connaissances, il faut consentir des efforts importants.

Les freins au développement de formations ouvertes et à distance en France sont désormais bien connus de l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle :
– l’inadaptation de certaines dispositions réglementaires,
– l’incapacité financière d’une grande majorité d’organismes de formation à investir de manière suffisante,
– la difficulté à faire émerger des projets fédérateurs au niveau national et au niveau des régions, seuls susceptibles de mobilier efficacement les ressources et compétences disponibles.

La France ne dispose pas d’un système fédérateur pour la formation ouverte et à distance.

La production de ressources pédagogiques et de contenus de formation de qualité est une révolution dans le modèle économique.
La production de contenus passe par un changement d’échelle.

Il est donc plus intéressant de parler d’objets d’apprentissage.
Cette notion apporte de multiples avantages :

Pédagogiquement: elle permet de bâtir à partir d’une banque de ressources de multiples séquences d’apprentissages différentes

Économiquement : elle est réaliste, tout un chacun a les ressources humaines nécessaires pour créer quelques grains à partir d’outils auteur facilitant la tâche technique mais n’excluant pas le temps nécessaire à une réalisation de qualité.
L’approche par objets est économique, souple, et force une réflexion pédagogique.

Techniquement elle est réalisable, et existe déjà

Reste le point clé difficile à résoudre : la mutualisation et derrière cette mutualisation le système économique à trouver entre les différents acteurs.

Il faut viser l’interopérabilité des outils, la normalisation des produits, éviter des développements dispersés hermétiques les uns aux autres mais il faut surtout être prêt à penser autrement.

Je me prends à rêver d’une gigantesque banque d’objets d’apprentissages (OA) et …

– des apprenants utilisent des OA dans leurs activités et/ou en produisent à partager ou à faire évaluer
– des formateurs référencent des OA à leurs apprenants, suivent ou adaptent des unités d’apprentissage ou utilisent des OA pour soutenir leurs apprenants.
– des concepteurs construisent, sélectionnent, référencent ou assemblent des OA dans des environnements d’apprentissage
– des experts-contenu construisent des banques d’OA et les utilisent pour donner des conseils, présenter un contenu ou répondre à des questions
– des gestionnaires consultent et rendent disponible des répertoires d’OA à d’autres acteurs.

Alors si vous souhaitez rêver avec moi, essayez des outils auteurs, prenez le temps d’une production de qualité pour quelques objets d’apprentissage et demain peut être…

Michèle Guerrin

 

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La lettre doit-elle encore exister ?

La lettre doit-elle encore exister ?

Lien : http://espaces.onlineformapro.com/esp/commun/lettre/lettreinfo/Qedito/Q20_10_2003_1.asp

22 octobre 2003

Tout d’abord à tous, merci pour vos nombreux courriers d’encouragement mais aussi et surtout de réclamation, de la part de nos abonnés s’inquiétant de ne plus recevoir notre Lettre de la formation.

Alors une fois encore nous avons rédigé … La lettre N° 105

Cependant il nous reste des interrogations.
Depuis 4 ans nous animons notre portail et diffusons la Lettre de la formation, mais n’est-il pas temps de passer à d’autres modes de communication, d’échanges et de mutualisation.

Depuis la création de notre portail, notre souhait était d’offrir un espace d’échanges entre tous les acteurs de la formation professionnelle, les entreprises et les apprenants.
Si dans un premier temps, il nous paraissait normal d’alimenter au maximum ces différents espaces, notre objectif était bien au fil des années de voir chaque membre s’impliquer un peu, collaborer, mutualiser en un mot devenir acteur.
Combien de documents, de trucs et astuces, de fiches pédagogiques sont réalisés par nos
25 000 abonnés et qui pourraient pour partie être mis à disposition ?

Internet est un fabuleux outil, mais ce fabuleux outil est le fruit de millions d’individus qui avec passion, alimentent des milliards de pages que nous sommes tous avides de consommer.

Mais sans producteur de ressources, que deviendrait le Web ?

En avril nous avons lancé un questionnaire,
Rappelez-vous 13 000 personnes nous répondent, bingo la participation semble acquise….
Hélas, le dépouillement nous laisse pantois….. Revoir
10 987 ne souhaitent pas participer à la vie du site et 2 098 ne répondent pas à cette rubrique.

Que faire ?
– continuer à pratiquer le « push » d’information,
– arrêter notre portail et la diffusion de la Lettre ….
– prendre du recul, mobiliser peut être différemment …
– vous donner la parole et le choix

Aujourd’hui nous vous proposons de choisir entre :

l’ouverture d’un espace collaboratif accessible aux abonnés.
Cet espace fonctionnera avec notre plateforme OnlineAgora et mettra donc à disposition tous les outils qui composent cette plateforme (pour plus d’infos)
Des ateliers thématiques seront proposés permettant à chacun d’évoluer dans ses pratiques pédagogiques en favorisant l’Intégration des Technologies de l’Information et de la Communication .

– la poursuite de notre site et d’une lettre quinzaine

 

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Des chiffres ONLINEFORMAPRO

Des chiffres ONLINEFORMAPRO

Lien : http://espaces.onlineformapro.com/espaces/commun/lettre/lettreinfo/Aactualite/Aenquete.asp

15 octobre 2003

Merci au 13007 personnes qui ont complété notre enquête

Voici les premiers résultats

 

 

 

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Avec vous pour continuer

Avec vous pour continuer

Lien:http://espaces.onlineformapro.com/espaces/commun/lettre/lettreinfo/Qedito/Q12_10_2002_1.asp

 

Depuis déjà trois ans…. OnlineFormapro anime le portail de la formation professionnelle.

Ce portail vous propose de nombreuses ressources, articles, référencement d’organismes, services gratuits et bien sûr la lettre de la formation envoyée à nos abonnés.

Nous avons toujours déclaré que ce portail était et devait être un lieu d’échanges et de mutualisation, nous ne changerons pas notre discours et souhaitons poursuivre dans cette voie.


Ce portail est largement fréquenté par les acteurs de la formation professionnelle.
1,5 millions de pages vues en septembre 2002,
plus de 60 mails par jour de demande d’aide ou d’informations spécifiques avec toujours une réponse personnalisée dans la journée.

OnlineFormapro a fait la preuve de sa pérénité et de son indépendance et se refuse à parsemer ses pages de publicité.

Pour rester gratuit, dynamique et indépendant,
le portail OnlineFormapro a besoin de votre soutien.

Faites connaître OnlineFormapro.

Enrichissez les différentes rubriques (événements, communiqués, trucs et astuces, etc).

Michèle Guerrin

 

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CEGOS ELEARNING les raisons d’un échec

CEGOS ELEARNING les raisons d’un échec

Lien:http://espaces.onlineformapro.com/espaces/commun/lettre/lettreinfo/Qedito/Q05_01_2003_1.asp

6 janvier 2003

Cegos-e-learning : les »autres » raisons d’un échec

Pour passer d’un système fondé sur la transmission de savoir à un système fondé sur l’apprentissage et la création de connaissances, il faut consentir des efforts importants.

Recycler des enseignants et formateurs, modifier les habitudes et mentalités très enracinées, investir dans les créations de contenus axés sur l’apprenant.

Les freins au développement de formations ouvertes et à distance en France sont désormais bien connus de l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle : l’inadaptation de certaines dispositions réglementaires, l’incapacité financière d’une grande majorité d’organismes de formation à investir de manière suffisante, le niveau de compétences dans ce domaine des personnels travaillant dans le secteur, la difficulté à faire émerger des projets fédérateurs au niveau national et au niveau des régions, seuls susceptibles de mobilier efficacement les ressources et compétences disponibles.

La France ne dispose pas d’un système fédérateur pour la formation ouverte et à distance.

Il manque le ou les cadres permettant de structurer ces partenariats, de donner une direction et une visibilité globales, à l’échelle nationale, aux différentes initiatives, qui fasse sens pour les acteurs, qu’il s’agisse des professionnels de la formation ou des apprenants.
Un tel cadre devrait permettre de fixer des objectifs s’inscrivant dans une perspective d’accessibilité accrue de la formation, de donner à tous, professionnels de la formation et apprenants, une image lisible de ces nouvelles modalités de formation et de relayer un certain nombre d’initiatives

Les formes classiques d’enseignement et de formation ont vécu.
L’organisation canonique basée sur les fameuses trois unités (de lieu, de temps, d’action) éclate en une combinatoire de situations d’apprentissage.

Les modalités de formation sont totalement à repenser. Mais qui peut innover aujourd’hui ?

Il convient de chercher à conjuguer la flexibilité (individualisation, personnalisation, juste ce qu’il faut, juste à temps…), son ouverture (élargir l’accès au plus grand nombre) , l’articulation avec la situation de travail, les contraintes de lieu…

La eformation touche toutes les dimensions de la formation: pédagogique, technologique et économique. Elle ne peut être réellement productive qu’en prenant en compte ces 3 dimensions.

– La eformation bouleverse le rôle respectif des acteurs à l’intérieur du sytème et leur modes d’intervention.

– La formation tout au long de la vie conduit nécessairement à un changement de représentation, du travail, de l’entreprise, du savoir et de la compétence.

– Pour la production de contenus et de ressources pédagogiques, la constitution de partenariat et d’alliances s’impose entre les organismes de formation .

La production de ressources pédagogiques et de contenus de formation de qualité est une révolution dans le modèle économique.
La production de contenus passe par un changement d’échelle.
Cette production fait appel à de nouveaux métiers. Elle requiert des professionnels nouveaux, la formation de professionnels actuels, des investissements financiers importants.
Il faut viser l’interopérabilité des outils, la normalisation des produits, éviter des développements dispersés hermétiques les uns aux autres.

C’est peut être tout cela que la Cegos elearning a oublié et particulièrement lorsqu’elle traitait les entreprises se lançant dans l’innovation « d’apprentis sorciers »
N’aurait-il pas mieux valu réfléchir ensemble, nouer des partenariats et avoir enfin une véritable solution française d’eformation ?

La e-formation est en marche…., les 23 780 apprenants d’Onlineformapro en sont la meilleure preuve.
Souhaitons que 2003 permette l’explosion de véritables partenariats au service d’une véritable e-formation française.

Michèle Guerrin


La CE adopte une proposition de programme sur l’utilisation des TIC pour améliorer la qualité et l’accès à l’éducation et à la formation en ligne


Une enquête AOL révèle les attentes des Français à l’égard de l’Internet et de l’enseignement scolaire dans l’avenir. AOL et Louis Harris se sont renseignés auprès des internautes sur le rôle de l’Internet dans l’école de demain. Les résultats de l’enquête montrent que le Web devrait occuper une place fondamentale sur les bancs scolaires dans le futur.

Pour 48,5% des personnes sondées, l’école de demain serait « sans livres » : cartables électroniques et bibliothèques en ligne remplaceraient livres et manuels. « On était déjà passé du cartable traditionnel en cuir au cartable à roulettes, aujourd’hui, c’est le cartable électronique qui est plébiscité », affirme AOL.

L’école « at home »
Par ailleurs, 31,5% pensent que des professeurs étrangers pourraient intervenir en traduction simultanée, 13,21% que les cours se feraient en visioconférences, mais seulement 6,79% croient que les cours pourraient être commandés, téléchargés et suivis à domicile. De même, l’école de demain devrait intégrer de nouvelles matières, dont l’apprentissage d’Internet (26,89%).

Pour 45% des sondés, l’Internet apporterait à l’enseignement scolaire surtout des outils de recherche et d’information plus complets et rapides, en plus d’une ouverture sur le monde et sur les autres cultures (28%) et un enseignement plus en phase avec les évolutions techniques de la société (17%).

Enfin, 92% des Français jugent prioritaire le développement de l’équipement informatique dans les écoles pour favoriser l’accès de la population à Internet, 72% préconisent l’enseignement d’Internet à l’école dès le primaire, et 86% des parents sont favorables à l’intégration de l’achat d’un ordinateur à la bourse de rentrée scolaire.

 

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Un autre regard

Un autre regard

Lien:http://espaces.onlineformapro.com/espaces/commun/lettre/lettreinfo/Qedito/Q05_11_2002_1.asp

5 novembre 2002

Une nouvelle de l’AEF :
 » La Cegos et le Cesi repositionnent leurs activités e-learning en raison d’une mauvaise conjoncture »

Pour ceux qui ne sont pas abonnés aux infos de l’AEF
Jacky Doneddu, président du directoire de Cegos e-learning, Bernard Blandin, consultant au Cesi et directeur du département Cesi-online, et Jean-Paul Guimbert, directeur des formations multimédia du groupe Demos, interrogés par L’AEF, ont donné leurs visions des potentialités de développement de la FOAD (formation ouverte et à distance) pour les années à venir.

Quelques extraits….
« Tous s’accordent à dire que les solutions e-learning doivent en général être proposées comme accompagnement de dispositifs de formation classique, en mode présentiel »

La formation à distance, toujours accompagnée d’actions en mode présentiel, devrait représenter, « dans 4 à 5 ans, environ 15% du budget formation » des grandes entreprises. Ce marché « n’ira jamais au-delà de 15% à 20% » des activités formation, soutient Jean-Paul Guimbert

« les entreprises sont revenues de leurs illusions »:
Le bénéfice pédagogique du e-learning se révèle « moins intéressant que prévu, car ces dispositif nécessitent d’être intégrés « dans un processus pédagogique complet et structuré » au sein de l’entreprise.

la lecture de ce communiqué, j’apporte mon analyse, mes interrogations quant à ces propos et bien évidemment vous donne ma vision….

On ne peut pas faire comme Platon et s’opposer à l’écriture moderne sous prétexte qu’il y a des pertes du côté des habitudes
Le refus de la technologie
Platon craignait la technique de l’écriture (voir l’histoire de Theuth et Thamous dans Phèdre).
Henry David Thoreau décria le télégraphe en 1854 au moment où s’implantait un réseau pan américain.
Le New York Times fulmina en 1877 contre le téléphone d’Alexandre Graham Bell, une amélioration du télégraphe qui permet d’aller directement à l’essentiel
Will Irwin en 1936 parla de la radio en disant « qu’elle a les moyens d’exciter les centres nerveux les plus bas et de créer des émotions que l’auditeur confond avec des pensées ».

Des changements qu’il faut maîtriser
Depuis 1920 environ, les projecteurs et appareils de toutes sortes ont fait sporadiquement leur apparition dans l’école sans toutefois changer la pédagogie du professeur.
L’audiovisuel sous toutes formes est demeuré un auxiliaire qui ne dérange guère plus que le tableau noir, dans l’ensemble.
Cependant, les technologies de la dernière génération s’imposent avec beaucoup plus de vigueur. L’intégration des technologies vient modifier le mode d’enseignement et d’apprentissage.

Le simple fait de suivre un cours à distance indique bien que le temps et le lieu d’apprentissage peuvent varier ; que l’environnement d’apprentissage peut varier ; que les moyens ou technologies peuvent varier ; que le professeur, l’enseignant, le tuteur, peuvent être présents, absents, inexistants


La eformation : une réponse aux nouveaus défis de l’entreprise
Les entreprises doivent faire face à de nouveaux défis dans un marché en évolution rapide : les besoins de perfectionnement des employés sont plus difficiles à prévoir, la complexité des produits et services s’accroît, la formation doit être offerte dans des délais très courts et la mobilité du personnel tend à augmenter
Dans le domaine professionnel, on assiste au passage de la notion de savoir à celle de compétence liée à des performances.
On veut acquérir des connaissances ponctuelles en relation immédiate avec le monde du travail.
L’information et la connaissance acquièrent vitesse, relativité, immédiateté, omniprésence, efficacité, et pertinence locale.
La connaissance est en métamorphose constante parce qu’elle est entraînée par les technologies intellectuelles récentes qui imposent de nouvelles formes au savoir
La eformation est une réponse au besoin d’une entreprise en perpétuel évolution.
On doit apprendre en tout temps, en tout lieu et durant toute la vie.
La eformationt contribue donc à relever le défi du juste assez, juste à temps maintenant requis pour la mise à jour des compétences.

La eformation est plus qu’un nouvel outil
E
lle vient renouveler les façons de diffuser la formation.
Internet s’est imposé comme un mode incontournable de communication et de partage de connaissances.
L’éducation, la formation et le développement des compétences ne peuvent échapper à cette révolution.

Une pédagogie qui bouleverse les habitudes

De l’apprenant prêt pour entrer de plein pied dans ces nouvelles formations
car l’adulte autonome est apte à identifier ses besoins et à choisir les activités de formation qui lui conviennent.
Il se reconnaît la capacité d’utiliser les ressources éducatives qui lui sont offertes avec celles dont il dispose déjà personnellement.
Il possède un savoir, acquis au fil de son expérience, dont il s’inspire pour faciliter ses apprentissages.

Des formateurs qui doivent accepter l’éclatement de leurs rôles traditionnels et développer les compétences suivantes :

– La maîtrise pratique des diverses technologies.
– Une capacité d’adaptation aux changements inhérents aux nouveaux environnements de production et de formation.
– Des compétences de communication(relations interpersonnelles, collaboration, feed-back, écriture-rédaction de documents pédagogiques médiatisés).
– Des compétences techniques (planification, organisation, connaissance de la FAD…).
– Une métacompétence particulière à « penser large ».

Les avantages d’une telle formation

Les avantages pour les apprenants
– chacun peut se former à son rythme et selon ses disponibilités.
– une plus grande autonomie et un meilleur contrôle sur sa démarche de formation.
– un apprentissage sur mesure, adapté aux disponibilités de l’individu, à son niveau de connaissance et à sa capacité d’apprentissage.
– un véritable parcours personnalisé qui permet à chaque personne de focaliser ses efforts sur les compétences qui lui font défaut
– un gain de temps qui résulte principalement de cette individualisation et de l’absence de temps de déplacement lié à la formation.

Les avantages pour l’entreprise
– la souplesse des horaire,
– la flexibilité de diffusion,
– l’accessibilité plus grande du personnel à la formation,
– la réduction des coûts de formation,
– des systèmes de gestion de la formation permettant de générer des rapports et qui autorisent un suivi quotidien de l’évolution de la formation, et ce, dans chacune des composantes de l’entreprise.

Pour que la eformation se développe en France il faut cesser

– de prétendre que la simple lecture de pages Web est suffisante pour une formation de qualité
– d’oser appeller « tutorat » un simple contact par mail
– de tout nommer « formation interactive »
– de faire croire que tout un chacun et à moindre coût peut développer des formations multimédias, interactives et véritablement tutorées
– de mélanger classe virtuelle synchrone, autoformation tutorée
– de refuser d’ investir pour réaliser des produits de qualité, car contrairement aux habitudes de la formation présentielle, la rentabilité est à évaluer sur le long terme
– de refuser de voir les évolutions et de ce fait attendre d’être envahi aujourd’hui par des produits américains, italien, espagnol, norvégien demain (voir portail)

Qu »importe les prévisions fantaisistes de 10%, 15 ou 50%.
Inconnu il y a six ans, le phénomène de la eformation s’impose comme une réalité incontournable.
Il serait dommage qu’après le handicap du minitel et à l’heure ou nos administrations ouvrent de plus en plus de guichets électroniques, des visions de non visionnaires apportent un frein supplémentaire à un secteur où la France devrait tenir toute sa place.

Il faudrait surtout dire et écrire que les technologies intellectuelles, contrairement à bien d’autres techniques qui se démodent, s’accumulent chez les humains avec leurs effets spécifiques.
L’écriture, le crayon, le professeur, le livre sont irremplaçables mais ils ont maintenant de nouveaux partenaires qu’il faut apprivoiser culturellement.


Définitions des termes utilisés


La eformation et la eformation tutorée
est un mode d’apprentissage basé sur l’utilisation des nouvelles technologies, permettant l’accès à des formations en ligne, interactives et parfois personnalisées, diffusées par l’intermédiaire d’Internet, d’un intranet , afin de développer les compétences, tout en rendant le processus d’apprentissage indépendant de l’heure et de l’endroit.
Cette formation asynchrone permet l’interactivité, la collaboration entre les apprenants et le soutien du formateur ou d’experts, sans pour autant introduire la contrainte de l’horaire unique.

La classe virtuelle
est un groupe formé par le tuteur et ses apprenants dans une session d’apprentissage virtuel.
La formation synchrone réintroduit en apprentissage virtuel une contrainte importante de la classe physique : l’obligation de réaliser les activités de formation selon un horaire rigide préétabli.

La formation présentielle
une rencontre en face à face entre le formateur et les apprenants.

 

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e-formation

e-formation

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17 juin 2002

Les caractéristiques de la e-formation lui permettent de répondre là où la formation présentielle a des manques.

La e-formation est :

  • décentralisée, répartie et modulaire ,
  • interactive, individualisée
  • adaptée à un plus grand nombre de styles d’apprentissage
  • accessible sur demande à la maison, sur les lieux de travail, dans des cyber espaces ou encore les P@T
  • la formation tout au long de la vie.

C’est une formation de qualité, quand on veut se donner les moyens de développements spécifiques, les moyens d’un véritable tutorat, le tout intégré dans un véritable environnement formatif (appellé techniquement des LMS)

Mais pour que cette véritable e-formation se développe encore faudrait-il :

– qu’elle soit reconnue comme une composante à part entière du système de formation dans le contexte de l’éducation continue;

– que l’État investisse dans les systèmes de formation à distance en particulier dans les dispositifs technologiques et dans la réingénérie des produits;

– qu’on reconnaisse que la formation à distance répond aux besoins et aux situations de vie de milliers d’usagers;

– qu’elle cesse d’être un art mineur souvent critiquée

 

La réussite française dans ce secteur proviendra de la capitalisation des moyens et des connaissances, de la mutualisation des dépenses et de l’amélioration qualitative et quantitative des formations.

Elle dépendra de l’engagement de tous les organismes de formation, à collaborer , à s’associer, à mutualiser, à nouer des partenariats, pourquoi pas secteur public et privé afin d’offrir le plus rapidement un nombre conséquent de formation de qualité et ce pour tous les publics et les secteurs de formation.
Aujourd’hui chaque université, chaque organisme de formation, veut sa filière de formation à distance, sa clientèle, sa plateforme, et surtout pas trop de promiscuité avec l’entreprise privée.
Les coûts de développement bien difficiles il est vrai à chiffrer (voir le site d’Algora) laissent toutefois apercevoir qu’un investissement important est nécessaire si l’on veut réellement une e-formation de qualité .
Certes, c’est un grand changement dans les mentalités et les pratiques, mais c’est la seule approche qui permette d’entrevoir un jour une e-formation de qualité pouvant être diffusée dans l’espace francophone.

Elle dépendra aussi des orientations que nos ministères mais également financeurs de la formation et notamment les Conseils régionaux sauront impulser en oubliant la notion géographique et en raisonnant à l’échelle de la France.

 

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